samedi 28 mai 2011

A la mémoire de Francisco Varela

Il y a dix ans, jour pour jour, s'éteignait Francisco Varela, biologiste et neuroscientifique ; il a légué à l'humanité des outils permettant de faire des ponts, des circulations entre les sciences cognitives et l'expérience humaine.

Un de ses legs est l'ouvrage collectif  L'inscription corporelle de l'esprit . Je m'y était plongé quelques années plus tôt et je n'avais pas vraiment compris sa théorie de l'énaction. Et pour cause ! Je n'avais pas encore pratiqué la méthode Feldenkrais. Aujourd'hui, après une seconde lecture, son modèle théorique m'apparaît plus clairement.
Quel lien existe-t-il entre Varela et Feldenkrais ?
Tout d'abord, les deux chercheurs se rencontrent dans les années 1970 lorsque Francisco Varela est encore un inconnu.
Ensuite, Varela participe à la 1ère Conférence Feldenkrais Européenne à Heidelberg, en 1995. Il commençe son exposé en expliquant qu'il a accepté l'invitation car il voit des degrés significatifs de convergence et de résonnance entre son travail scientifique et le travail des praticiens de la méthode Feldenkrais.Selon lui, le point de contact est l'expérience humaine, comment les gens incarnent (incorporent) leurs esprits dans la vie quotidienne.
En effet, selon la perspective énactive, la perception et l'action sont intimement liées quand l'organisme vivant interagit avec son environnement. Autrement dit, ce que l'on perçoit influence ce que l'on fait et surtout la manière dont on le fait. Et réciproquement, ce que l'on fait déternine ce que l'on perçoit.

Ayant désormais incorporé ce modèle théorique, mon enseignement en collège et lycée s'articule aujourd'hui autour de la question  :
Comment aider mes élèves a prendre conscience de leurs mouvements pendant qu'ils font leurs gestes sportifs, artistiques ?

Merci donc Franciso Varela pour avoir semé des graines si fertiles !

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