Dans l'article précédent, nous avions conclu sur l'os. Cette fois-ci, portons aussi notre attention sur les articulations osseuses, c'est-à dire sur les éléments qui relient deux pièces osseuses. Pour des commodités de lecture nous cheminerons successivement sur un plan microscopique puis sur un plan macroscopique. Mais, dans le réel, ces plans se superposent et inter-agissent simultanément.
Tout d'abord, au niveau microscopique, les outils du Body-Mind Centering (BMC) élargissent et approfondissent la perception de nos os en plongeant jusque dans la matrice osseuse : la moelle épinière.
dimanche 28 novembre 2010
vendredi 12 novembre 2010
Pour une éducation somatique à l'école !
Quel sens donné au mot "école" ? De mon point de vue, il s'agit de toute institution chargée de transmettre simultanément à plusieurs personnes des savoirs, des savoirs-être et des savoirs-faire.
Donc, rentrent dans le champ "scolaire", la maternelle jusqu'à l'université, et aussi l'école de danse, de musique, de théâtre, et puis, l'école de voile, de surf, le centre d'entrainement du sportif de haut niveau, etc.
Effectivement, vaste est le champ de la mise en jeu du corps. Mais, de quel corps parlons-nous ? Du corps cartésien ? Peut-être bien que oui. Ecoutons René Descartes :
"je ne suis pas logé dans mon corps ainsi qu’un pilote en son navire, mais outre cela que je lui suis conjoint très étroitement et tellement confondu que je compose comme un seul tout avec lui."
Méditations sur la philosophie première (1641)
La clarté de ses propos ne laisse aucun doute : Descartes a bien eu l'intuition de la corporéité de la conscience.
Arrivés à ce point de notre cheminement, faisons un détour.
Descartes a choisi de mettre en avant le dualisme corps / âme pour ne pas avoir d'ennui avec l'Eglise catholique (auto-censure ?). Et, contrairement à lui, Baruch Spinoza prône un monisme : "L'esprit et le corps sont une seule et même entité individuelle" (Ethique, 1677) . Mais, rendre public ses pensées lui a valu l'excommunication et une fin de vie misérable.
Voilà pour cette petite digression historique !
Où en étions-nous ? Vous me suivez ?
Alors, quelle serait la plus-value de l'éducation somatique à l'école ?
Tout simplement, créer de nouvelles fondations à l'intérieur du SOI, suffisamment solides pour bâtir des relations sans peur avec son environnement.
Ce qui nous environne ? Du plus proche au plus lointain : le MOI, les animaux,les arbres,..., l'océan,..., le soleil, le vent, ..., la famille, les amis,... les collègues, les élèves, ... l'univers.
Il est possible que vous ressentiez de la proximité là où j'éprouve de la distance, et c'est là toute la richesse de nos différences !
Plus particulièrement, la méthode Feldenkrais permet d'éclairer le potentiel de SOI par le biais du système osseux "mouvementé".
J'emploie exprès cet adjectif car j'ai acquis un certain degré de conscience de mon squelette et, désormais, lorsque je vis une mobilité ou une immobilité, je sens et perçois la coordination de certains segments osseux entre eux. Ils s'accordent avec plus ou moins d'harmonie selon les endroits de mon être...
Enfin, d'un point de vue linguistique, en hébreu, le mot "corps" peut signifier "os", ou bien, "intègrité".
Comment évolue notre intégrité par rapport à celle de l'environnement lorsque nous agissons ? En avons-nous conscience ?
Donc, rentrent dans le champ "scolaire", la maternelle jusqu'à l'université, et aussi l'école de danse, de musique, de théâtre, et puis, l'école de voile, de surf, le centre d'entrainement du sportif de haut niveau, etc.
Effectivement, vaste est le champ de la mise en jeu du corps. Mais, de quel corps parlons-nous ? Du corps cartésien ? Peut-être bien que oui. Ecoutons René Descartes :
"je ne suis pas logé dans mon corps ainsi qu’un pilote en son navire, mais outre cela que je lui suis conjoint très étroitement et tellement confondu que je compose comme un seul tout avec lui."
Méditations sur la philosophie première (1641)
La clarté de ses propos ne laisse aucun doute : Descartes a bien eu l'intuition de la corporéité de la conscience.
Arrivés à ce point de notre cheminement, faisons un détour.
Descartes a choisi de mettre en avant le dualisme corps / âme pour ne pas avoir d'ennui avec l'Eglise catholique (auto-censure ?). Et, contrairement à lui, Baruch Spinoza prône un monisme : "L'esprit et le corps sont une seule et même entité individuelle" (Ethique, 1677) . Mais, rendre public ses pensées lui a valu l'excommunication et une fin de vie misérable.
Voilà pour cette petite digression historique !
Où en étions-nous ? Vous me suivez ?
Alors, quelle serait la plus-value de l'éducation somatique à l'école ?
Tout simplement, créer de nouvelles fondations à l'intérieur du SOI, suffisamment solides pour bâtir des relations sans peur avec son environnement.
Ce qui nous environne ? Du plus proche au plus lointain : le MOI, les animaux,les arbres,..., l'océan,..., le soleil, le vent, ..., la famille, les amis,... les collègues, les élèves, ... l'univers.
Il est possible que vous ressentiez de la proximité là où j'éprouve de la distance, et c'est là toute la richesse de nos différences !
Plus particulièrement, la méthode Feldenkrais permet d'éclairer le potentiel de SOI par le biais du système osseux "mouvementé".
J'emploie exprès cet adjectif car j'ai acquis un certain degré de conscience de mon squelette et, désormais, lorsque je vis une mobilité ou une immobilité, je sens et perçois la coordination de certains segments osseux entre eux. Ils s'accordent avec plus ou moins d'harmonie selon les endroits de mon être...
Enfin, d'un point de vue linguistique, en hébreu, le mot "corps" peut signifier "os", ou bien, "intègrité".
Comment évolue notre intégrité par rapport à celle de l'environnement lorsque nous agissons ? En avons-nous conscience ?
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